C’est après la banane la catégorie de fruits la plus commercialisée au monde, les agrumes : orange, clémentine, mandarine, citron, pamplemousse… En 2025, l’Afrique du Sud a détrôné l’Espagne pour devenir le premier exportateur mondial.
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En 2025, l’Afrique du Sud a exporté plus de 3 millions de tonnes d’agrumes, un chiffre en hausse de près de 30 % en un an. Une réussite qui repose d’abord sur une production dynamique. Le pays bénéficie d’un climat favorable et varié qui offre des agrumes réputés sur les marchés mondiaux. Autre atout : une filière très organisée, soutenue par les autorités. Pretoria travaille en effet depuis des années à doper les exportations en ouvrant de nouveaux marchés et en allégeant certaines contraintes sanitaires.
Enfin, il y a un effet calendrier : entre juin et septembre, ce sont les producteurs de l’hémisphère sud qui alimentent les marchés mondiaux. Le reste de l’année, l’hémisphère nord prend le relais. Or quand le Nord produit moins – comme c’est le cas ces dernières années –, cela fait les affaires des pays comme l’Afrique du Sud.
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L’Espagne, leader historique des agrumes, reléguée à la deuxième place
L’Espagne subit de plein fouet les effets du changement climatique. Sécheresse, pluies printanières, températures élevées et épisodes de grêle, la saison 2025/2026 a encore été compliquée. Résultat, la production d’oranges, le principal agrume du pays, a chuté de 6 % sur la période, son plus bas niveau depuis 16 ans.
Au-delà du climat, l’Espagne fait aussi face à des défis plus structurels : vieillissement des vergers et abandon de certaines exploitations. Moins de production, cela signifie mécaniquement moins d’exportations.
Ainsi, pour la première fois en 20 ans, l’Espagne est passée l’année dernière sous la barre des trois millions de tonnes d’agrumes exportés (2,98 millions de tonnes).
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L’Afrique du Sud peut-elle garder sa place de numéro un ?
Le principal risque vient aujourd’hui du Moyen-Orient, qui représente près d’un cinquième des exportations sud-africaines d’agrumes. Les tensions géopolitiques perturbent à la fois la demande et le transport maritime. Le fret coûte plus cher, les délais de livraison s’allongent et c’est en bout de chaîne les exportateurs qui absorbent les surcoûts logistiques.
À cela s’ajoutent des coûts de production en hausse pour les agriculteurs sud-africains sur les engrais ou le carburant. Fin mars, le gouvernement sud-africain a bien tenté d’amortir le choc avec des aides sur le carburant, mais les effets de la crise au Moyen-Orient risquent de peser durablement sur la filière.
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