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Une semaine après son limogeage par le président Bassirou Diomaye Faye, « Sonko ouvre les hostilités », s’exclame WalfQuotidien en première page. « Le Premier ministre sortant et leader de Pastef a chargé sévèrement hier Bassirou Diomaye Faye, relate le quotidien sénégalais. Tout en assurant qu’il ne chercherait pas à déstabiliser les institutions, il a rappelé que la majorité parlementaire dont dispose Pastef lui donnait la capacité de faire tomber l’équipe gouvernementale par une motion de censure. (…) Pour Ousmane Sonko, la situation actuelle s’apparente à une forme de cohabitation politique. Il affirme avoir alerté le président de la République depuis plusieurs mois sur cette éventualité, sans être entendu ».
Par ailleurs, relève DakarActu, « Ousmane Sonko n’a pas mâché ses mots hier pour qualifier le gouvernement formé par le Premier ministre Al Amine Lô. Pour le président de Pastef, l’exécutif en place souffre d’un déficit de légitimité politique fondamental. “Nous avons un gouvernement qui n’a aucune assise politique”, a-t-il affirmé, balayant d’un revers de main la coalition mise en avant par la présidence. “Cette coalition dont ils parlent ne représente rien”, a-t-il tranché, estimant que le recours à l’étiquette de “gouvernement de technocrates” n’est qu’un aveu déguisé d’isolement politique. (…) En définitive, pointe encore Dakar Actu, Ousmane Sonko revendique pour Pastef le monopole de la légitimité populaire au sein de la majorité, rappelant que son parti reste la première force politique du pays, issue des urnes et que gouverner sans elle revient à gouverner sans le peuple ».
Un défi pour le camp présidentiel
L’exécutif sénégalais se retrouve donc fragilisé… C’est ce que souligne Afrik.com : « l’absence de Pastef au sein du gouvernement constitue un défi politique pour le camp Diomaye Faye. En effet, le parti demeure la principale force politique du pays et dispose d’une majorité confortable au Parlement. Cette configuration ouvre la voie à une forme de cohabitation au sein même de la majorité présidentielle. Si Bassirou Diomaye Faye conserve les prérogatives que lui confère la Constitution, la mise en œuvre de son programme dépendra largement de sa capacité à maintenir une relation de confiance avec les députés de Pastef ».
Et « au-delà de la composition du gouvernement, pointe encore Afrik.com, c’est désormais la question de la stabilité politique qui se pose. L’on s’interroge d’ores et déjà sur la capacité de l’exécutif à faire adopter ses projets de loi et à conduire les réformes annoncées sans une implication directe du parti majoritaire dans la gestion gouvernementale ».
En fait, analyse le site Seneplus, le président « Bassirou Diomaye Faye a effacé la mémoire de ce qui l’a fait naître (…) ; il a lâché le fil de l’histoire. Il gouverne aujourd’hui dans un espace étrange, celui d’un pouvoir formellement légitime et narrativement orphelin. Légitime parce que constitutionnel. Orphelin parce que coupé de l’histoire qui lui donnait un sens au-delà de la seule gestion des affaires de l’État.
Et en face, poursuit Seneplus, à l’Assemblée nationale, avec ses 130 députés, sa voix, sa mémoire intacte et sa légitimité populaire écrasante, Ousmane Sonko attend. Non pas comme un adversaire ordinaire. Mais comme le gardien du récit originel. Comme celui qui peut dire, à tout moment, nous étions là avant, nous serons là après ».
Pas une cohabitation mais une rupture…
Enfin, relève Sahel Tribune à Bamako, « la situation politique qui s’installe au Sénégal n’a pas vraiment de précédent dans l’histoire du pays. Ce n’est pas une cohabitation classique — opposition entre un président et une majorité parlementaire adverse — mais quelque chose de plus complexe et de plus dangereux : une rupture au sein du même mouvement, entre un chef de l’État et un parti qui contrôle 130 des 165 sièges du Parlement et qui refuse formellement de participer au gouvernement ».
Et Sahel Tribune de s’interroger : « comment un gouvernement de technocrates sans base parlementaire propre peut-il gouverner avec un Pastef qui détient la majorité absolue à l’Assemblée, dont le président est Sonko lui-même, et qui orchestre en parallèle une mobilisation nationale d’un million de militants ? La question sera résolue — ou non — dans les semaines et les mois qui viennent, dans les rues, les institutions et les couloirs du Palais ».













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