Publicité
L’opération « ville morte » lancée par la plateforme d’opposition C64 mercredi pour s’opposer au projet de changement de la Constitution a dominé les titres en Une cette semaine. Succès selon l’opposition, échec selon la majorité, le quotidien Le Journal annonce que la ville morte a été diversement suivie, avec de « nombreux magasins » restés fermés, des écoles, et les transports en commun qui « tournaient au ralenti ».
Pour La Tempête des Tropiques, il n’y a pas de débat : « Kinshasa n’a pas tremblé ! », titre le quotidien. Il décrit une capitale où « les marchés et magasins ont ouvert et accueilli des clients », où « les fonctionnaires de l’État ainsi que les travailleurs des entreprises publiques et privées se sont rendus tranquillement à leurs lieux de service ». Ce quotidien note toutefois que « les écoliers étaient peu visibles » et que les écoles conventionnées catholiques n’ont pas ouvert leurs portes.
Un signal politique fort
Le Maximuma, lui, propose une lecture plus nuancée. Si les opposants parlent d’une mobilisation largement suivie, l’hebdomadaire estime que « le calme apparent dans quelques quartiers périphériques de la capitale dessinait plutôt la terreur de la population face aux menaces de violence proférées par l’opposition ». À l’inverse, Econews voit dans cette séquence un signal politique fort et s’interroge : « Ambiance de fin de règne ou simple rappel à l’ordre populaire ? » Le tabloïd rappelle que cette opération est une « première depuis l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir en 2019 ». Le trihebdomadaire affirme que malgré les tentatives du pouvoir de minimiser l’impact du mouvement, les images « racontent une autre réalité ».
Entre ces deux lectures opposées, Forum des As choisit une voie médiane avec ce titre : « Ville morte : ni échec, ni triomphe ». Sans être paralysée, écrit-il, Kinshasa a offert « le visage d’une métropole hésitante », avec « moins de véhicules, moins de foule » et « un calme qui en disait long ».
Congo Nouveau annonce une double offensive contre le président Félix Tshisekedi. Cet autre trihebdomadaire révèle qu’une plainte sera déposée le 9 juin pour « haute trahison et coup d’État contre la Constitution », avant un sit-in prévu le 12 juin devant le Palais du Peuple. Pour Congo Nouveau, « la pression monte d’un cran contre le projet de changement constitutionnel en RDC ».
Le procès de l’ancien chef d’état-major général de l’armée
Autre dossier en Une : l’ouverture du procès de l’ancien chef d’état-major général de l’armée, le général Christian Tshiwewe Songesha, et de huit autres personnes, mise en avant par Ouragan. Poursuivi notamment pour complot, trahison et désertion à l’étranger, il comparaît devant la Haute Cour militaire. Le confrère souligne que l’acte d’accusation attribue à Christian Tshiwewe un rôle central dans le dossier. Les magistrats lui reprochent notamment d’avoir détenu illégalement, dans sa résidence de la Gombe, un important arsenal militaire découvert le 9 juillet 2025. Le ministère public soutient également que l’ancien chef d’état-major général aurait participé, entre 2020 et juillet 2025, à une entreprise concertée visant à renverser Félix Tshisekedi. La Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 25 juin 2026.
Enfin, une note culturelle avec Le Potentiel, qui revient sur la distinction accordée à Fally Ipupa. Le chanteur a été admis au grade de chevalier de l’Ordre national des Léopards pour sa contribution au rayonnement de la culture congolaise. L’ordonnance présidentielle salue notamment « une œuvre musicale originale portée par un style et un rythme uniques ayant contribué au rayonnement de la rumba congolaise » durant ses vingt ans de carrière.













Add Comment