Bien que le conflit entre les États-Unis et l’Iran ait officiellement pris fin le 17 juin, après la signature d’un protocole d’accord par des responsables des deux parties en Suisse, la trêve semble tout de même en être aujourd’hui à son 117e jour, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirmant que l’accord visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis n’était pas le fruit de pressions ni de contraintes.
L’Iran et les États-Unis ont présenté des versions contradictoires sur des questions clés, alors que les négociateurs s’efforcent de parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours.
Des divergences subsistent concernant la surveillance nucléaire et la mise en œuvre d’un éventuel accord, ce qui souligne les défis auxquels les deux parties sont confrontées.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré que l’Iran ne serait pas autorisé à percevoir des droits de passage dans le détroit d’Ormuz dans le cadre d’un accord final, soulignant que cette voie navigable stratégique devait rester ouverte à la navigation internationale.
Dans le même temps, l’Iran a rejeté les affirmations américaines selon lesquelles il aurait accepté de laisser les inspecteurs nucléaires revenir dans le pays, après que le président Donald Trump eut déclaré que Téhéran avait accepté le « plus haut niveau » de surveillance. Ces déclarations contradictoires mettent en évidence les divergences que les négociateurs tentent encore de surmonter.
D’autre part, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a démenti les informations faisant état d’une rencontre avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, et a déclaré qu’aucune visite ni inspection de l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU n’était actuellement prévue.
M. Baghaei a précisé que les relations de l’Iran avec l’AIEA seraient régies par les procédures existantes, ses obligations en matière de garanties, la législation parlementaire et les décisions du Conseil suprême de sécurité nationale.
Je pense que Washington et Téhéran peuvent parvenir à un accord définitif dans le délai de 60 jours maintes fois évoqué par le président Donald Trump. « Je pense que cela s’étendra au moins jusqu’à l’année civile suivante », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il ne serait pas surpris si les deux parties se contentaient de « laisser le temps faire son œuvre » en poursuivant les négociations et en maintenant le détroit d’Ormuz ouvert, sans parvenir à un accord définitif avant la fin du mandat de Trump.
L’Iran va augmenter considérablement ses allocations de devises étrangères à partir de samedi, suite à l’amélioration de l’accès aux actifs étrangers et au récent assouplissement des restrictions sur les exportations de pétrole, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnasser Hemmati, selon le site iranien Nournews.
Un accord provisoire signé la semaine dernière entre Téhéran et Washington oblige les États-Unis à accorder des dérogations temporaires pour l’exportation des produits énergétiques iraniens et à améliorer l’accès de l’Iran à ses avoirs gelés à l’étranger.
Toutefois, selon les analystes, les fonds négociés en bourse adossés à l’or pourraient faire face à de nouvelles sorties de capitaux si les investisseurs continuent de miser davantage sur des hausses des taux d’intérêt — un facteur susceptible de faire baisser encore davantage les cours de l’or, déjà en recul.
Mercredi, le cours de l’or au comptant est passé sous le seuil psychologique clé des 4 000 dollars l’once pour la première fois depuis novembre 2025, sous la pression d’un dollar américain plus fort et des anticipations croissantes d’un maintien des taux d’intérêt à un niveau élevé.
Alors que les contrats à terme sur l’or, après avoir testé le plus bas de la journée à 3 980,70 dollars, s’échangent à 4 023,70 dollars, juste en dessous du seuil de soutien clé de 4 035,38 dollars, suivant ainsi la trajectoire baissière que j’avais anticipée le 17 juin, évoquée dans mon analyse précédente intitulée « Les baissiers de l’or pourraient viser des pertes plus importantes si le seuil de soutien de 4 318 dollars venait à céder ».
Mercredi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu avec le dirigeant des Émirats arabes unis lors d’une tournée au Moyen-Orient, cherchant à rassurer les alliés du Golfe qui considèrent qu’un accord de paix proposé avec l’Iran est trop laxiste envers une puissance régionale qui les a attaqués pendant la guerre.
J’en conclus que le scepticisme croissant parmi les alliés américains au Moyen-Orient indique que la feuille de route sur 60 jours est semée d’incertitudes, ce qui garantit la poursuite de la baisse des métaux précieux.
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Avertissement : il est conseillé aux lecteurs de prendre toute position sur l’or à leurs propres risques, car cette analyse repose uniquement sur des observations.
This post was originally published on INVESTING MARCHES












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